Agenda-évènements

Le bio digesteur est une alternative pour un environnement sain. Les matières premières sont les bouses de vache et l’eau simple. Avec 360 000 F CFA, un ménage peut s’installer du gaz naturel. A Bouli, un village de la commune de Thiou dans la province du Yatenga, Sapoka l’expérimente. Mieux, elle a ouvert un restaurant. Une activité qui lui permet de subvenir à ses besoins, et à ceux de sa famille. Le jeudi 22 mars 2018, lefaso.net y a fait tour.

 

Energies renouvelables : Sawadogo Sapoka utilise le bio digesteur et transforme sa vie Bouli, c’est un village situé à l’Ouest de Ouahigouya, dans la région du Nord. 45 kilomètres séparent la ville de la bourgade. Ce jeudi 22 mars 2018, nous avons rendez-vous avec dame Sapoka. Agée de 35 ans, elle est bénéficiaire d’une installation de bio digesteur devant sa concession. Du dôme, le gaz est acheminé dans la maison de Sapoka. Au lieu qu’il serve uniquement à la cuisine, elle a innové. Elle a ouvert un restaurant dans le village. Ce jeudi, entre deux clients, elle nous souhaite la bienvenue. Des clients patientent. Elle s’affaire à les servir. Ils ont le choix entre le nescafé, le thé, le riz gras, les omelettes et les ignames. C’est du jamais vu dans cette lointaine contrée. « C’est ainsi ici chaque jour », nous murmure un fidèle, entre deux boules d’ignames. Il est visiblement satisfait.

A l’aide d’un briquet, elle allume son foyer et prépare son menu du jour. La nuit, ce même gaz lui procure de la lumière. Des lampes à mèches y sont connectées. Il suffit seulement d’appuyer sur l’interrupteur. Chaque mois, confesse-t-elle, elle engrange plus de 25 000 francs CFA. « Cela me permet de subvenir à mes besoins, de scolariser mes quatre enfants et soutenir mon époux dans les dépenses du ménage » explique-t-elle, l’air joyeuse. Elle poursuit : « avant, je n’avais aucune source de revenus. C’était la pauvreté, voire la misère. J’étais obligée de compter sur mon mari. Mais aujourd’hui, je peux dire que ça va. Des gens viennent de loin pour voir ce que je fais. » Son innovation séduit plus d’un. Son mari d’abord. C’est d’ailleurs lui qui lui apporte un coup de main pour ses besoins. La commune de Thoui dont relève son village salue son initiative.

Elle reçoit le prix de l’innovation de « Association Formation Développement Ruralité »(AFDR)

Le génie de Sapoka dépasse les frontières de son village. « Au départ, nous avons contribué pour que les ménages aient de l’énergie. Mais une fois installé, elle a utilisé non seulement pour sa cuisine, mais elle en fait une activité génératrice de revenus. Nous avons été séduits par son idée et nous lui avons attribué le prix de l’innovation au cours d’une de nos assemblées générales », explique Yves Sawadogo, coordonnateur de AFDR. Avec ce prix, ses clients ne mangent plus par terre, encore moins debout. AFDR, une association qui travaille pour la sécurité alimentaire l’a gratifiée de tables, de bancs, d’assiettes, de marmites, de cuillères et de fourchettes. Son tendre époux, lui a érigé deux hangars.

Mais comment fonctionne le bio digesteur

La technologie séduit plus d’un. Le système est simple. AFDR a contribué à la réalisation du projet. Zonou Seydou, animateur à AFDR explique le processus. « Il y a d’abord le bassin d’entrée. Chaque jour, le ménage déverse deux seaux délayés de bouses de vache avec de l’eau. Ensuite, le liquide coule dans le dôme. Il est hermétiquement fermé. Elle remplace la bouteille de gaz ordinaire. Le gaz est ainsi fabriqué ». Les deux seaux liquides de bouses produisent 8 à 16 m³ de gaz. Le reste de bouse de vache continue dans un autre puits. C’est la bassine de sortie. Après, les déchets sont reversés dans des fosses. Mais du dôme à la maison, il y a le piège à eau. Quand il y a de l’eau dans le gaz, une aiguille installée dans la maison tourne. On desserre donc le piège et l’eau s’échappe.

La technologie ne fournit pas que le gaz. Les résidus qui se trouvent dans la fosse de sortie sont toujours utilisables. Ainsi, ils servent à la fabrication des asticots pour la nourriture de la volaille et des poissons. Ces mêmes déchets peuvent être réutilisés pour nourrir les vaches. Une fois dans la fosse, c’est de l’engrais. Rien donc ne se perd, tout se transforme comme le dit Antoine Lavoisier. Ce gaz est propre, ne pollue pas l’environnement.

Son importance appelle à sa vulgarisation

Le bio digesteur parait simple. Mais en réalité, il nécessite un investissement d’au moins 360 000 F CFA pour la construction du système. En plus, il faut disposer des bœufs. Or, le niveau socioéconomique de certains ménages fait qu’ils ne peuvent en bénéficier. Néanmoins, dans certaines zones d’intensité d’élevage, les bouses de vache se perdent dans les brousses. Vu l’importance du bio digesteur, il serait judicieux de le vulgariser, voire trouver des moyens pour recharger les bouteilles de gaz.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

ASSOCIATION                                                              FORMATION

 

DEVELOPPEMENT                                                                     RURALITE

   A.F.D.R

       CHEVALIER DE L’ORDRE DU MERITE BURKINABE

BP : 394

   Tel : 24-55-31-53

Avenue de Banfora

Rue : 13-58

Porte : N° 118                       web: www.afdr-burkina.org

OUAHIGOUYA     E   mail : assofdr@fyahoo.fr. bf  Récépisé N° 2001-10/MATD/HC/SG/DAAP/D du Mai 2001

 

STATUTS

 

Préambule

Le Burkina Faso est un pays agricole arriéré à près de 70% d’analphabètes. C’est un pays   sous développé, d’hospitalité légendaire, de grands travailleurs dont la nature ne leur est pas favorable. Cela a favorisé la fuite des forces productives vers les grands centres vidant ainsi les villages de leurs bras valides. La situation est de même pour l’ensemble de notre pays avec   un exode rural massif des jeunes vers les pays voisins et les centres urbains. Malgré ces conditions difficiles, les populations développent des initiatives avec la participation effective de toutes les couches sociales et forces vives. C’est ainsi qu’aujourd’hui, « l’Association-Formation-Développement-Ruralité (AFDR)» se veut être une alternative pour le développement intégré de notre pays, le Burkina Faso.

 

TITRE 1 : CONSTITUTION –DENOMINATION –OBJECTIFS –DUREE -SIEGE

Article 1 : Constitution -Dénomination

Conformément à la loi N°064-2015/CNT du 20 octobre de la même année, portant liberté d’association, il est constitué entre les signataires des présents statuts une association dénommée« l’Association-Formation-Développement-Ruralité (AFDR)»

 

 

 

 

 

Article 2 : Durée -Siège

La durée de la vie de l’association est illimitée. Son siège est à Tangaye province du Yatenga (Burkina Faso). Le sigle de l’association est : A.F.D.R. Le siège peut être transféré en tout lieu sur le territoire régional sur décision de l’assemblée générale.

Dans ce cas, la demande d’agrément sera adressée au Ministre en charge des libertés publiques.

 

Article 3 :

L’Association-Formation-Développement-Ruralité (AFDR)» s’adresse à toute personne physique ou morale partageant les idéaux et les textes de l’association.

 

Article  4 : Objectifs

  • Promouvoir une agriculture durable pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire ;
  • Renforcer les capacités de résilience des populations ;
  • Faciliter l’accès à l’énergie, à l’éducation , à l’hygiène et à l’assainissement des populations vulnérables;
  • Lutter contre la désertification ;
  • Promouvoir le genre à travers toutes les activités initiées;
  • Contribuer au développement économique, social et culturel de sa zone d’intervention ;

 

  • Toutes les activités pouvant concourir au mieux être des populations et en conformité avec la morale et l’éthique pourraient être entreprises.

L’AFDR est guidée dans sa dynamique de développement humain durable par des principes qu’elle s’est fixée. Il s’agit de :

  • Appliquer le principe d’égalité et de non-discrimination ethnique, d’origine sociale ou religieuse entre ses membres ;
  • Appliquer la tolérance zéro en matière d’abus sexuel, de corruption et de toute pratique portant atteinte à la dignité humaine ;
  • Conserver un caractère apolitique ;
  • Respecter le principe de solidarité, de fraternité et de patriotisme ;
  • Assurer la liberté d’expression, encourager les initiatives et promouvoir la démocratie interne ;
  • S’engager fermement aux côtes des couches vulnérables ;
  • S’affilier à toute association nationale et / ou internationale pouvant l’aider à atteindre ses objectifs.

 

 

 

TITRE 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT

Article 5 : Les Instances et les Organes

Les organes de l ’Association Formation Développement Ruralité sont :

  • L’Assemblée Générale ;
  • Le Conseil d’Administration ;
  • Le Bureau Exécutif.       Article 6 :   Ils se réunissent en Assemblée générale ordinaire une fois par an et extraordinaire chaque fois que de besoin.

 

    • L’assemblée générale est compétente pour :
    • L’assemblée générale est l’instance suprême de l’AFDR. Elle regroupe tous les membres.
    •  
  • Définir les options, les politiques et les lignes directrices de l’association ;
  • Elire les membres du bureau exécutif, les commissaires aux comptes ;
  • Désigner le Directeur Exécutif ;
  • Approuver les rapports d’activités narratifs et financiers ;
  • Adopter les programmes activités annuels,
  • Fixer les cotisations ;
  • Désigner des membres d’honneurs ;
  • Décider de l’adhésion ou de l’exclusion de membre sur proposition du bureau exécutif ;
  • Adopter et/ou modifier le règlement intérieur et les statuts ;Articles 7 :

 

    • Le bureau exécutif est chargé d’appliquer les décisions et les politiques de l’association. Il veille au fonctionnement des activités. Il instruit, contrôle et évalue la Direction Exécutive. Il est élu en Assemblée Générale pour deux (02) ans renouvelables une seule fois consécutivement. Il comprend onze (11) membres. Sa composition est la suivante :
  • 01 Président ;
  • 01 Vice-président ;
  • 01 Secrétaire Général ;
  • 01 Secrétaire Général Adjoint ;
  • 01 Trésorier Général ;
  • 01 Secrétaire à l’éducation ;
  • 01 Secrétaire à la sécurité alimentaire ;
  • 01 Secrétaire adjointe à la sécurité alimentaire ;
  • 01 Secrétaire à l’Egalité Femme Homme ;
  • 01 Secrétaire à la formation ;
  • 01 Secrétaire adjointe à la formationLe Président désigne ses conseillers spéciaux.Article 8 :

 

    • La Direction Exécutive reçoit ses instructions du bureau exécutif. Elle est composée du personnel administratif et financier chargé de l’exécution des projets et programmes.
    •      Les attributions des membres du bureau exécutif sont définies par le règlement intérieur.
  • Président Exécutif ;
  • Gestionnaire ;
  • Secrétaire General ;
  • Les responsables de la cellule Education, de la cellule Sécurité Alimentaire et de la cellule Organisationnelle et appui institutionnel et   les coordonnateurs des projets ainsi que les autres cadres employés.

 

 

Article 9 :

Deux commissaires aux comptes indépendants sont élus pour une durée d’une année pour vérifier et contrôler la comptabilité de l’Association F.D.R. Chaque opération de contrôle sera sanctionnée d’un rapport.

 

Article 10 :

Le bureau exécutif se réunit une fois tous les 2 mois et chaque fois que de besoin.

 

Article 11 :

Chaque activité ou projet de l’Association F.D.R sera mise en œuvre par la Direction Exécutive. Certaines activités peuvent être éventuellement gérées par des cellules de gestion.

 

Article 12 :

Les cellules de gestion sont placées sous l’autorité de la Direction Exécutive.

TITRE 3 : ADHESION – RETRAIT

Article 13 :

Peut être membre de l’Association Formation Développement Ruralité (AFDR) toute personne physique ou morale acceptant les textes de base et ayant adressé une demande écrite au Conseil d’Administration.

L’adhésion ne peut être définitive qu’après acquittement des frais d’adhésion de deux mille (2 000) francs par membre.

 

Articles 14 :

Les membres de l’association sont les membres d’honneurs, les membres actifs. Ce sont les membres actifs   qui font la vie de l’organisation.

 

Article 15 :

La qualité de membre cesse avec le décès ou la démission après une lettre adressée au bureau executif qui en statuera après avis de l’assemblée générale. Il y a aussi la radiation après une faute grave.

 

TITRE 4 : DROIT ET DEVOIRS

Article 16 :

Tout membre actif doit participer effectivement à la vie de l’association, s’acquitter régulièrement de ses cotisations soit (02) deux mille francs par an. Le droit de vote est reconnu aux membres à jour de leurs devoirs financiers, de participer aux activités, d’accéder à toute information sur la vie de l’association.

 

TITRE 5 : RESSOURCES – GESTION

Article 17 :

Les ressources de l’association proviennent des cotisations, des droits d’adhésion, des produits de ses manifestations, des subventions.

L’association peut recevoir des legs, aides extérieures provenant de particulier, d’Etat, d’ONG, et/ou des pays amis, des autres groupes et associations.

 

Article 18 :

L’association par le canal du bureau executif à travers la Direction Exécutive assure une gestion saine des ressources qui lui sont allouées et présente les rapports financiers à l’assemblée générale et aux partenaires.

Articles 19 :

Les fonds de l’association sont placés dans des institutions et/ou établissements financiers de la place proposés par la Direction Exécutive et proposé par le Conseil d’Administration et approuvé par le bureau exécutif ou l’AG.

 

TITRE 6 : AMENDEMENT ET DISSOLUTION

Article 20 :

Les textes de l’association ne peuvent être amendés qu’en Assemblée Générale sur proposition du bureau exécutif.

 

Article 21 :

La dissolution de l’Association F.D.R ne peut être prononcée que par l’Assemblée Générale ou par les ¾ des membres à jour de leur cotisation. Elle se fera   en référence aux dispositions statutaires et des lois en vigueur.

 

Article 22 :

En cas de dissolution, les biens de l’Association Formation Développement Ruralité (AFDR) seront remis à une association poursuivant les mêmes buts, désignée par l’assemblée générale et une correspondance sera adressée aux autorités compétentes.

 

TITRE 7 : LE REGLEMENT INTERIEUR

Article 23 :

Un règlement intérieur adopté en Assemblée Générale définit et régit le fonctionnement de l’Association Formation Développement Ruralité (AFDR)

 

Article 24 :

La Direction Exécutive procédera à l’accomplissement des formalités relatives à la reconnaissance et à la publication des actes conformément aux lois en vigueur.

 

 

 

 

 

Adopté en Assemblée Générale ordinaire

Tangaye, le 30 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   La Présidente                                                                                  Le secrétaire Général

 

 

 

Mme ZONO Limata                                                                       ZIDA Rasmané

 

 

 

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Préambule

Dans le cadre des statuts l’Association Formation .Développement. Ruralité (AFDR), le présent règlement intérieur a pour objectif de fixer les modalités d’application et les conditions de fonctionnement, il fait corps avec les statuts qu‘il complète.

                                                                                                                              

TITRE I : ADMINISTRATION ET FONCTIONNEMENT

Article 1 :

Les instances et les organes de l’Association Formation .Développement. Ruralité (AFDR) sont :

  • L’Assemblée Générale ;
  • Le Conseil d’Administration ;
  • La Direction Exécutive.

 

TITRE II : ASSEMBLEE GENERALE

Article 2 :

L’Assemblée Générale est l’organe suprême de l’association. Elle se réunit une fois par an et chaque fois en cas de besoin.

 

Article 3 :

L’ordre du jour de l’Assemblée Générale est proposé par le Conseil d’Administration en même temps que les convocations des membres un mois à l’avance. Tout amendement de l’ordre du jour doit être envoyé à la Direction Exécutive deux (02) semaines avant la tenue de l’Assemblée Générale.

 

Article 4 :

Toute fois en cas d’assise d’un organe donné, si le quorum n’est pas atteint la réunion sera ajournée et une nouvelle convocation sera lancée dans les mêmes conditions que celles prévues à l’article 3. En ce moment, les délibérations seront valables quel que soit le nombre de membres présents à la réunion.

 

TITRE III : LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

Article 5 :

Le Conseil d’Administration est l’instance d’orientation et d’administration comme indiqué à l’article 7 des statuts. Il se réunit sur convocation de son président ou à la demande des 2/3 de ses membres.

Le Conseil d’Administration a pour rôle de :

  • Veiller à la mise en œuvre des décisions et recommandations de l’assemblée générale ;
  • Préparer et convoquer les assemblées générales ;
  • Donner des orientations pour l’élaboration du programme d’activités annuelles ;
  • Veiller à la bonne exécution du programme d’activités ;
  • Examiner les demandes d’adhésion et de démission ;
  • Prendre toute mesure pour assurer les intérêts de l’AFDR ;
  • Instruire toutes les fautes commises par des membres et les soumettre à l’assemblée ;
  • Autoriser les missions du Directeur Exécutif ;
  • Présenter un rapport narratif, technique et financier à l’assemblée générale ;
  • Ester en justice.

Article 6 :

Toutes les réunions de l’association font l’objet de procès-verbaux.

 

Article 7 :

Les membres du CA sont des volontaires. Ils ne reçoivent pas une rémunération. Toutefois, ils auront le droit au remboursement de leurs débours ou du manque à gagner que pourrait occasionner leur fonction.

 

Article 8 : Le Président

Le président est responsable de l’association, il dirige les réunions du CA et de l’Assemblée Générale. Il ordonne les dépenses et signe les actes qui engagent la vie de l’association. Il travaille avec les autres membres du CA pour la réalisation des objectifs de l’association et délègue ses pouvoirs au Directeur Exécutif.

 

Article 9 : Le Vice-Président

Le Vice-président est le second du président. Il le remplace en cas d’absence à la présidence des réunions des différentes instances de l’association. Il apporte un appui au président dans la réalisation de ses tâches.

 

Article 10 : Le Secrétaire Général

Le Secrétaire Général participe avec le président aux différentes rencontres, il est chargé de la rédaction des procès-verbaux de réunion, de la correspondance et du courrier, Les deux travaillent ensemble, il est secondé par un adjoint.

 

Article 11 : Le Secrétaire Général Adjoint

Le Secrétaire Général Adjoint est le second du Secrétaire Général. Il le remplace en cas d’absence, et l’appui dans l’exécution de ses fonctions

 

 

 

Article 12 : Le Trésorier Général

Le trésorier général est chargé de la coordination de la comptabilité et des finances de l’association et de la gestion des biens matériels. Il travaille avec le gestionnaire, le directeur exécutif et le président.

 

Article 13 : Le Secrétaire à l’Education

Il propose des activités au CA. Il l’oriente sur les questions liées à la scolarisation et à l’éducation en général.

 

Article 14 : Le Secrétaire à l’Egalité Femme Homme

Il est chargé des activités visant l’épanouissement, la promotion de la femme et de l’égalité. Il identifie des activités et oriente le conseil d’administration et la direction exécutive sur les questions d’égalité Femme Homme.

 

Article 15 : Le Secrétaire à la Sécurité Alimentaire

Il oriente le CA sur les questions liées à la production agricole, pastorale et à l’environnement. Elle identifie des activités tendant à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition, qu’elle propose au CA.

 

Article 16 : Le Secrétaire Adjoint à la Sécurité Alimentaire

Le Secrétaire Adjoint seconde le Secrétaire à la Sécurité Alimentaire. Il le remplace en cas d’absence et l’appui dans l’accomplissement de sa mission.

 

Article 17 : Le Secrétaire à la Formation

Il est chargé des activités de renforcement de capacités, de formation. Il développe les thématiques et les propose au CA.

 

Article 18 : Le Secrétaire Adjoint à la Formation

Le Secrétaire Adjoint seconde le titulaire. Il le remplace en cas d’absence et l’appui dans l’accomplissement de sa mission.

 

Article 19 :

Les secrétaires animeront les commissions selon leur mission. Tout membre est tenu de s’inscrire dans une des commissions. Les réunions des commissions sont dirigées par les secrétaires.

 

Article 20 :

Il est désigné des conseillers spéciaux du Président pour leurs bienfaits à l’association. Ils sont chargés de conseiller le CA. Leur contribution est consultative.

 

Article 21 :

Le Conseil d’Administration se réunit une fois tous les 2 mois et chaque fois en cas de besoin.

 

 

 

 

 

 

 

TITRE IV : LA DIRECTION EXECUTIVE

Article 22

La Direction Exécutive est administrée par le Directeur Exécutif. Elle est l’organe d’exécution de l’AFDR, à ce titre elle est chargée de la mise en œuvre des programmes, des plans d’action et de la gestion technique des dossiers de l’AFDR. Elle a pour rôle l’exécution de décisions du Conseil d’Administration dont elle reçoit ses pouvoirs par délégation. Elle agit sous le contrôle du CA et lui rend compte.

La Direction Exécutive est chargée notamment de :

  • Elaborer et mettre en œuvre des stratégies de mobilisation des ressources financières ;
  • Représenter l’AFDR auprès des institutions nationales et internationales ;
  • Assurer l’administration courante de l’AFDR ;
  • Exécuter les projets et programmes d’activités ;
  • Assurer la gestion financière de tous les projets de l’AFDR ;
  • Elaborer et soumettre les actes d’engagement de dépenses et de retrait de fonds au CA ;
  • S’assurer de la régularité des recettes, du dépôt et de l’emploi de tous les fonds et autres ressources de l’AFDR ;
  • Elaborer les rapports d’activités et financiers et les soumettre au CA ;
  • Participer au recrutement du personnel de l’AFDR ;
  • Suivre et évaluer les activités des différents projets ;
  • Gérer le patrimoine et le personnel de l’AFDR ;
  • Mettre en œuvre les décisions et recommandations du CA ;
  • Préparer les réunions du CA et les assemblées générales ;
  • Animer la vie de l’association par le développement d’un système de communication.
  • Représenter l’AFDR dans tous les actes civils, administratifs et judiciaires.

 

Article 23 : Directeur Exécutif

  • Le Directeur Exécutif assure l’administration de la direction exécutive. Il est chargé de : S’assurer de la mise en œuvre de tous les projets et activités de l’AFDR.
  • Veiller à l’exécution effective des activités.
  • Rendre compte de l’exécution des activités au CA.
  • Contrôler et évaluer les autres membres de la Direction Exécutive.
  • Co signer les comptes de l’AFDR.
  • Contrôler périodiquement la comptabilité.
  • Veiller à l’application des procédures de gestion administratives et financières.
  • Représenter l’AFDR dans tous les actes de la vie.

 

Article 24 : Le gestionnaire

Le gestionnaire est chargé de la gestion administrative, financière et comptable de l’AFDR. Il est chargé de :

  • Gérer les ressources humaines, les stocks, les immobilisations.
  • Elaborer et soumettre les budgets au DE.
  • Exécuter les budgets des différents projets et programmes.
  • Enregistrer quotidiennement des opérations comptables.
  • Elaborer et soumettre au Directeur Exécutif les rapports financiers et comptables de l’AFDR.
  • Assurer la logistique nécessaire à la réalisation des activités et formation

 

Article 25 : Le secrétaire

Le secrétaire assure le secrétariat de l’AFDR. Il est chargé de :

  • Gérer le courrier et les archives.
  • Assurer le standard et le courriel de l’AFDR.
  • Saisir tout document fourni par le CA et la DE.
  • Préparer et rédiger les rapports de rencontres.
  • Eventuellement aider le gestionnaire dans la tenue de la caisse des petites dépenses.

 

Article 26 : Le responsable de la cellule Education

Le Responsable de la Cellule Education anime la dite commission. Elle oriente, propose des activités à la DE sur les questions liées à la scolarisation, la formation et à l’éducation.

 

Article 27 : Le responsable de la cellule Sécurité Alimentaire

Le Responsable de la Cellule Sécurité Alimentaire anime la dite commission. Elle oriente la DE sur les questions liées à la production agricole, pastorale et à l’environnement .Elle identifie des activités qu’elle propose à la DE.

 

Article 28 : Le responsable de la cellule Appui Organisationnel et Institutionnel  

Le responsable de la cellule Appui Organisationnel et Institutionnel est chargé du suivi des OP, la gouvernance interne, leur membership. Il oriente la DE sur la vie et l’évolution des OP.

 

 

 

TITRE VI : LES COMMISSAIRES AUX COMPTES

Article 27 : Les commissaires aux comptes

Les commissaires aux comptes sont chargés de contrôler et vérifier les finances de l’association une fois par semestre. Ils déposent un rapport après chaque opération.

 

TITRE VII : LE VOTE

Article 28 :

Le vote pour désigner chaque membre du CA ou pour se départir d’une situation consensuelle s’effectuera à main levée. Le Quorum requis est la majorité simple.

 

Article 29 :

Tout membre à jour de ses cotisations a le droit de vote et est éligible.

 

TITRE VIII : RESSOURCES- GESTION

Article 30 :

Conformément aux statuts, les ressources de l’association proviennent :

  • des droits d’adhésion ;
  • des cotisations ;
  • des legs ;
  • des dons ;
  • des subventions de l’Etat, Etablissements publics ou privés ;
  • les recettes des manifestations, les activités organisées par l’association.

 

Article 31 :

Chaque membre doit verser les frais d’adhésion dans les deux semaines suivant son acceptation et s’acquitter de sa cotisation dans un bref délai de trois (03) mois.

 

Article 32 :

Les fonds de l’association seront placés dans des institutions financières conformément aux dispositions de l’article 19 des Statuts.

 

 

 

 

Article 33 :

Toute opération financière doit être signée par le trésorier ou le directeur exécutif et contre signée par le président de l’AFDR. Deux des trois signatures sont nécessaires pour toute opération financière.

 

Article 34:

Les cosignataires du compte sont :

  • Le Président
  • Le Directeur Exécutif
  • Le Trésorier Général

 

Article 35 :

Ne sont autorisées que les dépenses entrant dans le cadre des activités de l’association.

Article 36 :

L’AFDR dispose d’un personnel permanent, temporaire et bénévole. Ce personnel est mis à la disposition de la Direction Exécutive ou regroupé dans les cellules de gestion.

Il sera désigné des conseillers spéciaux par le CA parmi les personnes ressources s’investissant à ses côtés.

 

TITRE IX : LES MESURES DISCIPLINAIRES

Article 37 :

Toute violation du présent règlement intérieur ou des statuts, violation des décisions de l’Assemblée Générale, ou d’une façon générale, tout comportement de nature à ternir l’image ou le bon fonctionnement de l’association est passible des sanctions suivantes :

  • L’avertissement ou le rappel à l’ordre
  • L’exclusion en cas de faute lourde notamment :
  • les activités contraires aux principes d’action et aux orientations de l’association ;
  • les agissements ou actes portant atteintes à l’intégrité de l’association ;
  • comportements jugés indignes de l’association ou portant atteinte grave à ses intérêts.

 

TITRE X : DISPOSITION FINALE

Article 38 :

Le présent règlement intérieur s’applique intégralement à tous les membres de l’association.

 

Article 39 :

Les modifications du présent règlement intérieur ne peuvent être adoptées qu’à la majorité des deux tiers (2/3) des membres réunis en Assemblée Générale.

 

Adopté en Assemblée Générale ordinaire

Tangaye, le 30 janvier 2017

 

 

 

 

 

La Présidente                                                                        Le Secrétaire Général

 

 

 

Mme ZONO Limata                                                               ZIDA Rasmané

 

 

 

La Stratégie de la Scolarisation Accélérée (SSA/P) fait des miracles et vaut son pesant d’or. Ce ne point une exagération au vu du nombre d’enfants qu’elle a permis de retrouver le chemin de l’école. De ceux-là, Kotim Sankara dont tout lui destinait être une bonne mère de foyer. L’ouverture du Centre à passerelle dans son village de Toubyengo transforme sa vie en lueur d’espoir. Récit !

Grâce à la SSA, Kotim est sorti de l'ignorance 

Grâce à la SSA/P, Kotim est sortie de l’ignorance

 

L’Association Formation Développement Ruralité (AFDR) depuis sa création en 2002 a pris la pleine mesure de s’investir dans le monde rural qui abrite 80% de la population dont le handicap majeur est l’analphabétisme, la pauvreté, les mentalités rétrogrades. Toute chose qui développe le fatalisme, si il n’engendre pas un exode rural massif vidant les campagnes de l’essentiel du développement, les ressources humaines appelées encore bras valides. Malgré l’existence des politiques sectorielles à la faveur de cette population, d’importantes contraintes demeurent parmi lesquelles la persistance de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles en raison de nombreux facteurs encore peu ou mal maîtrisés.

Amidou Ouattara
Amidou Ouattara, Directeur Exécutif de L’AFDR, Chevalier de l’ordre du mérite Burkinabé

Ils peuvent se résumer à la non maîtrise de la démographie qui apparaît comme l’une des contraintes majeures dans le contrôle des pressions sur les ressources environnementales que sont l’eau, les sols, la forêt et la diversité biologique ; aux modes d’exploitation agropastorale qui sont restés globalement traditionnels et sources de déperdition des ressources naturelles ; à la pauvreté persistante qui accroît dans le même temps la vulnérabilité des populations rurales, et réduit leurs capacités à faire face aux besoins d’investissements dans une gestion durable des ressources naturelles ; à l’insuffisance de campagne d’information, d’éducation et de communication du public avec comme objectifs un changement des mentalités et de prise de conscience en direction des populations et des principaux acteurs du développement pour une promotion de l’écocitoyenneté et du civisme ; à la faible résilience de l’économie rurale face aux effets des changements climatiques avec une insuffisance des investissements dans les systèmes de production.

Conscient que le développement durable ne saurait être une réalité laissant à la traine les 4/5 de la population, l’association à travers son plan stratégique quinquennal entend jouer sa partition en apportant des réponses aux préoccupations des populations dans sa zone d’intervention dont l’activité essentielle est l’agriculture. Ainsi dans la région du Nord et du Centre-Nord, l’AFDR s’investit dans le renforcement des capacités du monde paysan, dans la formation initiale et continue des professionnels de l’agriculture, l’appui à la production et à la commercialisation groupée, la promotion des activités génératrices de revenus, la promotion du genre, l’éducation, la micro-finance, la protection de l’environnement etc.

Cette année, les populations des communes de Barga, Oula, Zogoré, Thiou, Tangaye bénéficient des projets de production de sésame et d’Innovation et Mobilisation pour la Sécurité Alimentaire (IMSA). C’est dire qu’avec nos partenaires notamment L’œuvre Léger, ICCO, PAM, Fondation Strømme, FAO, JEREMI nous sommes conscients que l’autonomisation du monde rural est le levier de tout développement. Pour ce faire, il faut relever le défi de l’auto-suffisance alimentaire et l’accès au marché. Nous saluons ici l’engagement et le courage de nos producteurs et productrices à transformer un milieu déjà peu favorable à l’activité agricole. Malgré le difficile démarrage de la saison pluvieuse, des signes d’une bonne campagne agricole sont observés.

Vive le monde rural, vive les partenaires au développement, vive l’AFDR, ensemble nous vaincrons !

AFDR, espoir d’un lendemain meilleur !

Amidou Ouattara,
Directeur Exécutif de L’AFDR,
Chevalier de l’ordre du mérite Burkinabé

Une délégation du bureau régional du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) a échangé avec les premiers responsables de l’Association Formation Développement Ruralité (AFDR) en vu de mesurer leur capacité à s’ouvrir à des marchés porteurs et de qualité. C’était le mardi 07 juillet 2015.

L’exercice auquel El Hadj Oumar Baye, technologue alimentaire et Ismaël Nignan, chargé de programme P4P ont soumis l’AFDR a porté sur ses capacités humaines, techniques et infrastructurelles de satisfaire les besoins de marché du PAM. A ses différentes préoccupations, le Directeur Exécutif, Amidou Ouattara appuyé par ses collaborateurs et les membres du Conseil d’Administration ont su apporter des éléments de réponse sur les domaines d’intervention de l’association.

Le Conseil d'Administration et la Direction exécutive de l'AFDR ont montré l'intérêt de la structure avoir accès à un marché plus porteurAinsi l’AFDR compte 75 organisations paysannes (OP), regroupant 2731 membres dont 1856 femmes et 825 groupes de femmes. Elle œuvre dans les domaines de renforcement des capacités par la formation initiale et continue, l’appui à la production, l’épargne communautaire et la commercialisation groupée, a répondu Amidou Ouattara tout en relevant que tous ces membres sont mobilisés pour la production agricole.

Aussi, la structure est dotée d’un Centre de formation Agricole et Artisanale qui recrute et forme les jeunes déscolarisés de 14 à 18 ans dans les métiers de l’agriculture alliés à la formation artisanale (mécanique deux (2) roues, maçonnerie, coupe-couture, électricité etc). La force de l’AFDR réside, selon M. Ouattara, dans son membership, sa bonne organisation à la base, la situation géographique et géologique de la région propice à la production des spéculations comme le niébé, le sorgho, le sésame, l’arachide.

Et l’un des défis que tente de relever l’association est la commercialisation. Depuis 2009, la structure fait de la collecte du niébé et du sorgho et la mise en marché. C’est le secteur dans lequel, elle s’investit davantage avec l’accompagnement des partenaires dans l’amélioration de leur capacité de stockage et de la mise en qualité des produits. En effet, l’association compte à ce jour quatre (4) magasins d’une capacité de stockage de 550 tonnes offerts par PAM et PROFIL.

El Hadj Oumar Baye, Technologue alimentaire en mission d'évaluation de l'AFDRDe 2009 à 2015, L'AFDR a mobilisé plus de 1000 tonnes de céréales au profit du PAMBientôt dans le cadre du projet IMSA (Innovation et Mobilisation pour la sécurité Alimentaire), il est attendu 7 magasins de stockage de 100 tonnes chacun d’où à termes une capacité de au moins 1500 tonnes. Et mieux, en termes de capacité technique en plus de la formation, l’AFDR va se doter de deux (2) tracteurs et deux (2) lignes de nettoyage d’une capacité de 7 tonnes à l’heure.

Déjà les spéculations mises le marché sont le niébé et le sorgho qui de 2009 à nos jours, la structure a mobilisé plus de mille (1000) tonnes au profit du PAM. Elle attend mettre en place des structures formelles pour la transformation et la commercialisation et s’ouvrir à des marché plus importants au vu de leur capacité de mobilisation pouvant atteindre 500 à 600 tonnes de niébé et 300 à 400 tonnes de sorgho. Des spéculations comme le sésame et l’arachide intéressent aussi le marché et l’AFDR s’y investit.

Pour se résumer, le Directeur Exécutif a soutenu que la structure intervient dans toute la chaîne de production, reste l’accès à un marché plus porteur. Ce qui est l’objectif de cette mission d’évaluation de l’association pour l’intégrer dans la liste des fournisseurs du PAM dont les conclusions sont vivement attendues.

Cellule Communication

Depuis le 5 juillet 2015, les pensionnaires du CFA ont regagné leurs familles respectives après 9 mois de formation et d’apprentissage dans les métiers de l’agriculture et l’artisanat. Des vacances qui sont mises à profit pour l’application des acquis de la formation.

Ainsi donc, le CFA ferme ses salles classes pour une période de 3 mois de vacances au profit des apprenants de la 1ère et 2ème année en formation professionnelle en agriculture et divers métiers de l’artisanat tels que la mécanique deux (2) roues, l’électricité, la maçonnerie, la coupe-couture. Ces pensionnaires de 14 à 18 ans dont la plupart sont en situation d’échec scolaire intègre la philosophie de la formation du centre de faire de l’agriculture un métier de réinsertion socioprofessionnelle du monde rural.

Pour répondre à cette exigence, les élèves ont bénéficié des modules d’enseignement général et spécifique en agriculture, en pédologie, en élevage, les différentes spéculations et leur cycle de production notamment les cultures pluviales et la maraîcher culture, l’’arboriculture, l’agroforesterie, les jardins nutritifs. Ainsi, ils ont pu se familiariser avec les itinéraires techniques de production du sorgho, du niébé, des arachides, du sésame, du maïs, des oignons, la tomate, du djakatou (aubergine locale), le piment, le paprika, les choux, les carottes, les aubergines, les melons etc.

L’agriculture se pratiquant en général pendant la période pluvieuse et pour lutter contre le sous-emploi rural, le CFA en plus de la formation agricole obligatoire allie les métiers artisanaux au choix. Ce qui justifie le choix de la durée de l’apprentissage à 3 ans de formation théorique et pratique pour avoir la maîtrise des deux (2) métiers d’avenir pour les apprenants.

Comme toute école, ces derniers bénéficient de vacances qui sont mises à profit pour l’application des acquis dans les champs familiaux et l’entretien du champ école du centre. En effet, selon le responsable chargé en agronomie, Raoul N. Ouédraogo, les pensionnaires au nombre de 78 venus des différentes régions du pays comme le Nord, le Centre-Nord, le Centre sont soumis pendant cette période dite de vacance à un emploi du temps reparti par groupe d’intervention pour l’entretien du champ école dont les fruits des récoltes servent pour leur propre consommation au cours de l’année. Alors bonne vacance agricole aux apprenants !

Cellule communication

Quelques apprenants revenus pour assurer durant une semaine l’entretien du champ école se sont exprimés sur les raisons de leur inscription au CFA et le choix des métiers d’apprentissage.

Abdoul Nourou ZONO, 17 ans, 1ère année
« Je peux régler l’embrayage et le carburateur »
J’ai arrêté l’école à la classe de 5e. Etant au village à Léga, mes parents m’ont proposé d’intégrer le CFA pour apprendre un métier. En plus de l’agriculture j’apprends la maçonnerie et la mécanique deux (2) roues. Je peux régler l’embrayage et le carburateur. Je peux même construire un mur. J’aimerais après la formation ouvrir un atelier de mécanique à Zogoré (ndlr : à 25 km de Ouahigouya) pour de la réparation.

Aoua BELEM, 16 ans, 1ere année
« C’est surtout la couture qui m’intéresse »
Je viens de Bôh et j’ai fait la classe de 4e. Ici au centre j’apprends l’agronomie en plus d’autres métiers comme la couture et la maçonnerie. C’est surtout la couture qui m’intéresse comme métier d’avenir. J’ai m’installer à propre compte pour exercer ce métier après la formation. Le CFA nous permet d’apprendre des métiers professionnels et nous donne une seconde chance pour notre avenir.

Oumou ZONO, 17 ans, 2ème année
« Le CFA est une seconde chance pour moi »
Après la classe de 6e, j’ai arrêté. Mon inscription au centre est comme un seconde chance pour moi d’apprendre un métier. Cette année j’ai fait un champ d’arachide au village avec les méthodes de culture j’ai appris au centre. En plus de l’agriculture, c’est la coupe-couture que j’ai choisi. J’aimerais après la formation exercer ce métier en que professionnelle. Déjà je peux coudre ma propre tenue grâce à la formation que je reçois au CFA.

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