Depuis le 5 juillet 2015, les pensionnaires du CFA ont regagné leurs familles respectives après 9 mois de formation et d’apprentissage dans les métiers de l’agriculture et l’artisanat. Des vacances qui sont mises à profit pour l’application des acquis de la formation.

Les pensionnaires allient la théorie à la pratique professionnelle en agriculture et les métiers artisanaux
Dans le périmètre maraîcher, les apprenants s'exerce à la pratique.
Abdoul Nourou Zono
Oumou Zono

Ainsi donc, le CFA ferme ses salles classes pour une période de 3 mois de vacances au profit des apprenants de la 1ère et 2ème année en formation professionnelle en agriculture et divers métiers de l’artisanat tels que la mécanique deux (2) roues, l’électricité, la maçonnerie, la coupe-couture. Ces pensionnaires de 14 à 18 ans dont la plupart sont en situation d’échec scolaire intègre la philosophie de la formation du centre de faire de l’agriculture un métier de réinsertion socioprofessionnelle du monde rural.

Pour répondre à cette exigence, les élèves ont bénéficié des modules d’enseignement général et spécifique en agriculture, en pédologie, en élevage, les différentes spéculations et leur cycle de production notamment les cultures pluviales et la maraîcher culture, l’’arboriculture, l’agroforesterie, les jardins nutritifs. Ainsi, ils ont pu se familiariser avec les itinéraires techniques de production du sorgho, du niébé, des arachides, du sésame, du maïs, des oignons, la tomate, du djakatou (aubergine locale), le piment, le paprika, les choux, les carottes, les aubergines, les melons etc.

L’agriculture se pratiquant en général pendant la période pluvieuse et pour lutter contre le sous-emploi rural, le CFA en plus de la formation agricole obligatoire allie les métiers artisanaux au choix. Ce qui justifie le choix de la durée de l’apprentissage à 3 ans de formation théorique et pratique pour avoir la maîtrise des deux (2) métiers d’avenir pour les apprenants.

Comme toute école, ces derniers bénéficient de vacances qui sont mises à profit pour l’application des acquis dans les champs familiaux et l’entretien du champ école du centre. En effet, selon le responsable chargé en agronomie, Raoul N. Ouédraogo, les pensionnaires au nombre de 78 venus des différentes régions du pays comme le Nord, le Centre-Nord, le Centre sont soumis pendant cette période dite de vacance à un emploi du temps reparti par groupe d’intervention pour l’entretien du champ école dont les fruits des récoltes servent pour leur propre consommation au cours de l’année. Alors bonne vacance agricole aux apprenants !

Cellule communication

Quelques apprenants revenus pour assurer durant une semaine l’entretien du champ école se sont exprimés sur les raisons de leur inscription au CFA et le choix des métiers d’apprentissage.

Abdoul Nourou ZONO, 17 ans, 1ère année
« Je peux régler l’embrayage et le carburateur »
J’ai arrêté l’école à la classe de 5e. Etant au village à Léga, mes parents m’ont proposé d’intégrer le CFA pour apprendre un métier. En plus de l’agriculture j’apprends la maçonnerie et la mécanique deux (2) roues. Je peux régler l’embrayage et le carburateur. Je peux même construire un mur. J’aimerais après la formation ouvrir un atelier de mécanique à Zogoré (ndlr : à 25 km de Ouahigouya) pour de la réparation.

Aoua BELEM, 16 ans, 1ere année
« C’est surtout la couture qui m’intéresse »
Je viens de Bôh et j’ai fait la classe de 4e. Ici au centre j’apprends l’agronomie en plus d’autres métiers comme la couture et la maçonnerie. C’est surtout la couture qui m’intéresse comme métier d’avenir. J’ai m’installer à propre compte pour exercer ce métier après la formation. Le CFA nous permet d’apprendre des métiers professionnels et nous donne une seconde chance pour notre avenir.

Oumou ZONO, 17 ans, 2ème année
« Le CFA est une seconde chance pour moi »
Après la classe de 6e, j’ai arrêté. Mon inscription au centre est comme un seconde chance pour moi d’apprendre un métier. Cette année j’ai fait un champ d’arachide au village avec les méthodes de culture j’ai appris au centre. En plus de l’agriculture, c’est la coupe-couture que j’ai choisi. J’aimerais après la formation exercer ce métier en que professionnelle. Déjà je peux coudre ma propre tenue grâce à la formation que je reçois au CFA.