L’Association Formation Développement Ruralité (AFDR) depuis sa création en 2002 a pris la pleine mesure de s’investir dans le monde rural qui abrite 80% de la population dont le handicap majeur est l’analphabétisme, la pauvreté, les mentalités rétrogrades. Toute chose qui développe le fatalisme, si il n’engendre pas un exode rural massif vidant les campagnes de l’essentiel du développement, les ressources humaines appelées encore bras valides. Malgré l’existence des politiques sectorielles à la faveur de cette population, d’importantes contraintes demeurent parmi lesquelles la persistance de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles en raison de nombreux facteurs encore peu ou mal maîtrisés.

Amidou Ouattara
Amidou Ouattara, Directeur Exécutif de L’AFDR, Chevalier de l’ordre du mérite Burkinabé

Ils peuvent se résumer à la non maîtrise de la démographie qui apparaît comme l’une des contraintes majeures dans le contrôle des pressions sur les ressources environnementales que sont l’eau, les sols, la forêt et la diversité biologique ; aux modes d’exploitation agropastorale qui sont restés globalement traditionnels et sources de déperdition des ressources naturelles ; à la pauvreté persistante qui accroît dans le même temps la vulnérabilité des populations rurales, et réduit leurs capacités à faire face aux besoins d’investissements dans une gestion durable des ressources naturelles ; à l’insuffisance de campagne d’information, d’éducation et de communication du public avec comme objectifs un changement des mentalités et de prise de conscience en direction des populations et des principaux acteurs du développement pour une promotion de l’écocitoyenneté et du civisme ; à la faible résilience de l’économie rurale face aux effets des changements climatiques avec une insuffisance des investissements dans les systèmes de production.

Conscient que le développement durable ne saurait être une réalité laissant à la traine les 4/5 de la population, l’association à travers son plan stratégique quinquennal entend jouer sa partition en apportant des réponses aux préoccupations des populations dans sa zone d’intervention dont l’activité essentielle est l’agriculture. Ainsi dans la région du Nord et du Centre-Nord, l’AFDR s’investit dans le renforcement des capacités du monde paysan, dans la formation initiale et continue des professionnels de l’agriculture, l’appui à la production et à la commercialisation groupée, la promotion des activités génératrices de revenus, la promotion du genre, l’éducation, la micro-finance, la protection de l’environnement etc.

Cette année, les populations des communes de Barga, Oula, Zogoré, Thiou, Tangaye bénéficient des projets de production de sésame et d’Innovation et Mobilisation pour la Sécurité Alimentaire (IMSA). C’est dire qu’avec nos partenaires notamment L’œuvre Léger, ICCO, PAM, Fondation Strømme, FAO, JEREMI nous sommes conscients que l’autonomisation du monde rural est le levier de tout développement. Pour ce faire, il faut relever le défi de l’auto-suffisance alimentaire et l’accès au marché. Nous saluons ici l’engagement et le courage de nos producteurs et productrices à transformer un milieu déjà peu favorable à l’activité agricole. Malgré le difficile démarrage de la saison pluvieuse, des signes d’une bonne campagne agricole sont observés.

Vive le monde rural, vive les partenaires au développement, vive l’AFDR, ensemble nous vaincrons !

AFDR, espoir d’un lendemain meilleur !

Amidou Ouattara,
Directeur Exécutif de L’AFDR,
Chevalier de l’ordre du mérite Burkinabé